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Au printemps prochain, un nouveau jardin créatif prendra vie place de Burgwedel. C’est le projet de l’artiste Laëtitia-May le Guelaff qui a été retenu pour concevoir ce jardin. L’artiste qui crée des œuvres monumentales, réalisera un dragon fait de métal et d’une topiaire.

 

La composition du jardin :

Un jardin médiéval sera installé sur les parcelles de verdures de la place. Celui-ci accueillera un potager composé de plantes médicinales, de fleurs utilitaires, tinctoriales et magiques. La tête du dragon sortira du centre de ce jardin. Son corps sera réalisé en topiaire et orné d’écailles en grès. Les écailles auront trois formes différentes une pour la tête, une pour le corps et une pour la queue du dragon.

Dans la lignée des 4 jardins créatifs déjà accessibles, ce cinquième jardin est participatif. Les Domfrontais ont été invités à contribuer à la réalisation des écailles du dragon. En effet, pour habiller le corps de cette créature, plus de 200 écailles sont nécessaires ! A cette occasion, 75 personnes ont pris part aux ateliers de modelage organisés le dimanche 4 février 2024. En famille, seul ou entre amis, les participants ont atteint l’objectif et réalisé plus de 200 écailles ! Il a fallu 35 kg de terre pour leur fabrication. Après un séchage de trois semaines, les écailles seront cuites au four à 1280°, en trois fois pour obtenir des teintes différentes. Une fois le dragon installé, les participants auront plaisir à venir chercher et retrouver les écailles qu’ils ont réalisées.

La municipalité de Domfront en Poiraie remercie chaleureusement les participants.

Retour en images sur l’atelier modelage. 

Pourquoi un dragon ? (Re)découvrez la légende de « La Fosse au Dragon ».

Au temps de Guillaume II de Talvas (1052), seigneur de Domfront et successeur de Robert de Bellême, vivait un féroce dragon qui semait la terreur et la dévastation dans toute la région. Plusieurs guerriers pourtant, reconnus pour leur vaillance, tentèrent de vaincre le terrible animal, en vain. Prières, menaces, exorcismes, rien ne venait à bout de la terrible créature. Talvas fit alors consulter un vieux devin, du nom de Teutatès, qui vivait caché dans les profondeurs de la forêt d’Andaine. Après avoir lu dans les entrailles d’animaux immolés, le devin conseilla au seigneur de sacrifier, chaque jour, une victime de dix à vingt ans, tirée au sort, afin d’être précipitée dans l’antre du Dragon.

Seulement un jour, le hasard s’en prit à la fille de Guillaume II, Mabile. La malheureuse enfant dut donc se préparer au sacrifice. Heureusement, celle-ci put compter sur la protection des cieux. Au moment où le cortège atteignait la crête du tertre Sainte-Anne, un grand vieillard apparut au sommet du rocher dominant la Fosse au Dragon : « Assez de morts !, dit-il. Implorez à genoux le pardon de vos fautes ! ». Et tandis que les prières ardentes montaient vers le ciel, le vieil homme fit un large signe de croix en ordonnant au monstre de disparaître à jamais. En rugissant, le dragon sortit de l’antre et s’élançu dans les airs ; mais ses ailes ne pouvaient plus le soutenir. Il s’abattit lourdement dans la Varenne, où sa chute creusa un gouffre sans fond appelé la Fosse-Terrière.

L’artiste

Laëtitia-May Le Guelaff est diplômée de l’Ecole Européenne Supérieure des Beaux Arts de Cornouaille à Quimper et sculpteur de formation. En près de 20 ans de pratique plastique, elle a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles en France et à l’étranger et obtenu plusieurs prix dont une médaille de bronze en Sculpture au Salon des Artistes Français au Grand Palais Ephémère en 2023.

Entre création sculpturale (métal, faïence, grès, bois) et pratique picturale (peinture animalière, illustration et dessin), elle interroge notre comportement et nos relations envers le règne animal, que ce soit au travers du prisme de l’enfance ou de celui de l’écologie.

Même si son thème de prédilection reste l’univers animalier, elle a déjà réalisé une œuvre pour la Communauté de Communes de Bourbriac, la sculpture monumentale de Raymond Kéruzoré inaugurée à Carhaix en 2021 (en collaboration) ainsi que des sculptures monumentales pour les Jardins à la française du parc du Château de Coupvray et l’Italie, et aime changer de thématique et de matériaux selon ses projets et ses envies. 

Découvrez les 4 jardins créatifs actuellement accessibles à Domfront en Poiraie.

Le projet touristique porté par la Ville de Domfront en Poiraie est soutenu par la Région Normandie et l’Union Européenne.