L’église Saint-Julien vit une période d’importants travaux de restauration. Le chantier a été lancé en début d’année 2021.

 

Le premier grand chantier de restauration de l’édifice concernait le clocher et le renforcement des arcs, entre 2011 et 2013.

Pour cette deuxième phase, débutée en janvier 2021, il s’agissait de restaurer les façades, les vitraux, les charpentes et la couverture du reste de l’église, excepté le narthex. Le chantier a pris fin avec le démontage de l’échafaudage au printemps. 

Cette phase de travaux se poursuivra dès la fin 2023 avec la réhabilitation du narthex qui sera suivie de travaux à de l’intérieur de l’église.

Un combat contre l’humidité

La première tranche de cette deuxième phase a débuté avec la préparation du chantier, fin 2020, et l’installation d’un échafaudage ceinturant l’église, de janvier à mars. Le travail de maçonnerie a démarré dans la foulée et s’étalera durant toute l’année.
L’objectif : nettoyer et renforcer les parements bétons et les moellons. Les ferraillages abîmés par le temps sont également remis en état.

L’Agence Lympia architecture, spécialisée dans la restauration de monuments historiques, est à la conception de ces travaux d’ampleur.

Une reprise des bétons 

 

« L’oxydation des ferraillages due à l’humidité fait éclater le béton, qui se désagrège. Ce sont des pathologies courantes du béton, liées à l’eau », explique Stanislas Coudière, architecte du patrimoine qui assure le suivi de chantier. « Il va falloir nettoyer tous les parements et purger les parties malades. C’est une restauration au cas par cas en fonction de l’état de dégradation ».

Le travail de maçonnerie est réalisé par l’entreprise Lefèvre. 

Les purges sur les joints, entre les moellons, ont été menées jusqu’à l’été 2021. De nouveaux joints sont ensuite réalisés. Toutes les parties des bétons abîmés ont été dégagées et le traitement de ces bétons s’est prolongé à l’automne 2021. Un inhibiteur de corrosion a été appliqué sur les bétons et le ragréage des bétons était ensuite prévu.

La réfection des joints a pris fin avant Noël 2021. 100 % des maçonneries pierre ont été reprises afin d’assurer une harmonie visuelle. La teinte des bétons s’est poursuivi en janvier 2022 avant le démontage de l’échafaudage à la fin du mois.

Les vitraux restaurés

 

Fin mai 2021, les premiers vitraux ont été déposés afin d’êtres restaurés en atelier par des maîtres verriers, dans la Sarthe.

 » Environ 70 % des pièces de verres des deux baies centrales ont été déposées pour être restaurées dans notre atelier. Ici, c’est très particulier puisqu’il s’agit de petites pièces serties qui forment des claustras. C’est très rare de travailler sur ce type de réalisation », indique Alan Tournieux, vitrailliste pour l’atelier Vitrail France.

Durant le chantier, des échafaudages sont installés au niveau des baies, à l’intérieur de l’église, pour pouvoir déposer l’ensemble des vitraux et restaurer dans le même temps les baies.

Nouvelles charpente et couverture

Le toit autour du clocher a été découvert au printemps 2021. Les travaux de couverture ont débuté en septembre 2021. 
Les cuvettes en pied de noues ont été restaurées. 

Une restauration de longue haleine

Bâtie entre 1924 et 1931 par l’architecte Albert Guilbert, l’église Saint-Julien de Domfront constitue une réalisation majeure de l’architecture du XXe siècle en Normandie.

De style néo-byzantin, elle a été classée monument historique en 1993, l’église, qui présentait alors d’importants désordres, avait dû fermer ses portes en 2006 afin de protéger les visiteurs. Des travaux débutés en 2011 sur le clocher ont permis une réouverture de l’édifice en 2013.

Le prochain chantier de restauration débutera sur le narthex de l’église, façade de l’entrée principale.

Pour en savoir plus sur l’histoire de l’église Saint-Julien de Domfront.