Le diagnostic archéologique va être lancé dès le lundi 17 janvier 2022, au château de Domfront. Environ 10 % du site va être étudié par une équipe d’archéologues. L’accès au parc du château est toujours possible, mais limité jusqu’en avril. Les zones d’intervention des archéologues seront identifiées et sécurisées par des barrières. 

Pourquoi un diagnostic archéologique au château de Domfront ?

Préconisée par les services de l’Etat avant l’aménagement d’un site historique, l’objectif d’une telle démarche est de déceler d’éventuels vestiges avant des travaux d’aménagement. A Domfront, le diagnostic durera environ deux mois et demi et anticipe les futurs aménagements prévus dans le cadre du projet touristique. A terme, le château accueillera des équipements culturels et de loisirs permettant de mieux comprendre l’histoire médiévale du site.

Pendant la durée du diagnostic, des panneaux d’information seront installés sur le site pour faire comprendre aux visiteurs les objectifs de l’intervention.

Qui intervient au cours de cette mission archéologique ?

Les diagnostics archéologiques sont du ressort de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et sont financés par la redevance d’archéologie préventive acquittée par les aménageurs. Cinq archéologues, un topographe relevant les vestiges et un conducteur de pelle mécanique seront sur place le temps de ce diagnostic.

« La pelle mécanique sert à retirer la couche superficielle, la terre végétale ou du gros remblai. Lorsqu’on arrive sur la couche de fouille archéologique, on intervient manuellement », explique Hélène Dupont, archéologue responsable de l’opération.

Quelles parties du site vont être étudiées ?

Environ 10 % de la surface du site sera inspectée par les archéologues.

« Nous allons positionner les sondages dans les endroits où sont prévus les futurs travaux et en fonction des vestiges déjà connus », précise l’archéologue.

Comment a été préparé ce diagnostic ?

Avant l’intervention sur site, l’analyse des fouilles passées et du travail des historiens fait partie de la mission.

« J’ai lu tout ce qui concerne le site et son contexte : l’étude documentaire réalisée récemment, les rapports de fouilles des années 90 ou encore les revues du Domfrontais médiéval. Tout cela m’aide à mieux cibler les zones de sondage », souligne Hélène Dupont.

Et après le diagnostic archéologique ?

Dessins sur ordinateur, photos, enregistrements seront effectués sur place. Après l’intervention, un diagnostic est élaboré durant trois mois, au cours desquels les données et objets récoltés (céramique, numismatique, etc.) sont analysés par des spécialistes. En fonction de ce rapport, la Direction régionale des affaires culturelles et son comité scientifique décide si une fouille archéologique plus poussée est nécessaire.