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Les premières pistes pour redynamiser le centre-bourg

couverture diagnostic étude EPFN

Après les ateliers thématiques du 30 septembre, le cabinet La Fabrique urbaine est revenu mercredi 25 novembre avec le fruit de son travail et des pistes de réflexion pour redynamiser le centre-bourg de Domfront. Celles-ci s’articulent autour de trois axes.

Domfront cité habitée


Il faut redonner à la cité médiévale l’attractivité résidentielle que ce cadre prestigieux mérite. Car le constat est sans appel, les logements du haut de ville ne sont pas adaptés à la demande. Trop petits, pas assez lumineux, pas assez mis en valeur, pas de jardin… quand la demande se porte plutôt sur des maisons individuelles avec jardin. Il faut donc trouver des outils pour inciter les propriétaires à adapter les logements (moins de T1, T2, plus de logements pour les familles) mais aussi à réaménager les cours, nombreuses et mal mises en valeur. D’après l’étude, retrouver un lien entre les jardins du versant nord (côté route de Flers) et les appartements du centre médiéval pourrait encore augmenter l’attrait de cette partie de la ville.

Domfront cité animée


Se replonger dans l’histoire est souvent riche d’enseignement. C’est ce qu’on fait les urbanistes. Jusqu’à la Reconstruction, le carrefour de la route d’Alençon menait tout droit vers la cité médiévale. Avec les dégâts occasionnés par les bombardements durant la Seconde Guerre mondiale, le carrefour a été réaménagé pour favoriser le passage par le Sud… C’en était fini avec  l’évidente continuité entre la route d’Alençon et la Grande-Rue. D’après l’étude, il faudrait retrouver cette continuité par le biais d’un affichage adéquat par exemple. Et ce constat est valable pour tous les accès à la cité médiévale qu’il faudrait mieux mettre en valeur.

Rendu de l'étude pour la redynamisation du centre-bourg de Domfront 2

Les commerces sont un vecteur fort de l’animation du centre-ville. Le diagnostic commercial de l’étude pointe la bonne santé relative du commerce domfrontais, mais note cependant qu’il semble impossible de retrouver une Grande-Rue pleinement commerciale où toutes les cellules pourraient être occupées. Pour éviter l’éparpillement qui nuit au commerce, l’étude suggère de favoriser des commerces d’exception ou à vocation touristique (artisanat haut de gamme par exemple) autour de la place Saint-Julien et de conserver les commerces du quotidien au carrefour de la route d’Alençon en deux pôles bien identifiés. Un commerce passerelle ou tremplin en haut de ville pourrait aussi permettre à un porteur d’activité de se lancer sereinement.

L’aménagement de l’ancien palais de justice fait également partie des pistes étudiées pour redynamiser le centre-bourg par l’apport d’un flux régulier de personnes.

Domfront cité de l’architecture et des loisirs


En matière de tourisme, Domfront a des forces et des faiblesses. Côté forces : le patrimoine est unique : le château, les tours, les ruelles, les maisons à colombages, tout ce qui fait que haut de la ville est unique ; le croisement des « autoroutes cyclistes » que sont la Vélofrancette et la Véloscénie constitue un axe de développement potentiel indéniable. Côté faiblesses, l’étude pointe le manque d’une offre hôtelière (en particulier haut de gamme) en cœur de ville et la faible mise en valeur des patrimoines du XIXe et de la Reconstruction qui permettrait de varier l’offre touristique.

Des réunions publiques à venir

Il ne s’agit pas ici de délivrer des solutions « clé en main », mais de réfléchir autour d’éléments concrets pour redonner envie aux Domfrontais et aux visiteurs de se réapproprier la ville haute, le secteur médiéval. Une ou des réunions publiques seront organisées au cours du premier semestre 2016 pour échanger sur les propositions. Nous vous y attendrons nombreux.